Indociles
"La vague, une image souvent utilisée pour évoquer les mouvements féministes. Cette métaphore si belle et juste soit elle s’avère tout à la fois exaltante et navrante puisque les vagues ont tôt fait de s’écraser sur les falaises et que les creuser demande des milliers de vagues".
-Laure de Chantal
Dans une lumière qui dessine les contours d’une large porte, Indociles ouvre un espace d’exploration intime et collective. Sur scène, un groupe de femmes apparaît de dos, comme suspendu au seuil d’un passage. Elles regardent le chemin parcouru : une route traversée de solitudes, de fragilités et de blessures invisibles.

Lola Benardi

Lola Benardi
À cet endroit précis, entre mémoire et bascule, se tient la conscience aiguë de leur condition féminine. De cette lucidité naît un élan : celui de se redresser, de résister, de se révolter.
Sur le seuil d’un ailleurs encore incertain, la sororité devient force motrice. Les corps se cherchent, se soutiennent, s’accordent et s’affranchissent. Quelle route sinueuse devront-elles encore emprunter pour conquérir la liberté d’être ?
Dans Indociles, la danse devient le langage sensible de cette lutte. Elle trace, geste après geste, les contours d’une émancipation en devenir.
Neige Salinas



Lola Benardi






